Dissertation Sur Laccroissement De La Population Mondiale Actuelle

© C. Magdelaine / notre-planete.info

Jusqu'à 849 millions d'hectares de terres naturelles – quasiment la superficie du Brésil – seront sans doute dégradés d'ici à 2050 si la tendance actuelle à leur utilisation non durable se poursuit, met en garde un rapport du Programme des Nations Unies pour l'Environnement (PNUE). La nécessité de nourrir une population grandissante au niveau planétaire conduit à la destruction de toujours plus de savanes, prairies et forêts mondiales pour les convertir en terres agricoles.

Au niveau mondial, plus de 30 % des terres émergées sont actuellement utilisées pour l'agriculture, 10 % étant mises en culture. Entre 1961 et 2007, les terres cultivées ont progressé de 11 % et cette progression se poursuit. Résultat : la dégradation de l'environnement et la perte de biodiversité massives qui en résultent touchent, selon les estimations, 23 % des sols mondiaux.

Le rapport, intitulé « Assessing Global Land Use: Balancing Consumption with Sustainable Supply », a été établi par le Groupe d'experts international sur la gestion durable des ressources[1], consortium de 27 scientifiques de renommée internationale, de 33 administrations nationales et d'autres groupes, abrité par le PNUE.

Le Secrétaire général adjoint de l'ONU et Directeur exécutif du PNUE, M. Achim Steiner, a indiqué, « Au cours des 50 dernières années, le monde a été le théâtre d'un recul d'une ampleur sans précédent des services et fonctions des écosystèmes terrestres. Des forêts et des zones humides ont été converties en terres agricoles pour nourrir une population de plus en plus nombreuse ».

« Conscients du fait que la terre est une ressource finie, nous devons faire preuve d'une plus grande efficacité dans la production, la fourniture et la consommation des produits issus de la terre. Nous devons être en mesure de définir et de respecter les frontières planétaires à l'intérieur desquelles le monde peut fonctionner en toute sécurité pour sauver des millions d'hectares d'ici à 2050 », a-t-il souligné.

Le rapport met l'accent sur la nécessité de concilier consommation et production durable et les options pour y parvenir. Il s'intéresse essentiellement aux produits issus de la terre, comme le bois, les combustibles et les fibres, et décrit les méthodes devant aider les pays à déterminer si leurs niveaux de consommation dépassent les capacités d'approvisionnement durable.
Il fait également la distinction entre expansion brute et nette des terres cultivées.

Si l'expansion nette est induite par la demande croissante de biomasse alimentaire et non alimentaire – qui progresse plus vite que les rendements –, l'expansion brute tient compte du déplacement des terres agricoles vers d'autres zones en raison des pertes dues à une grave dégradation.
Dans un scénario sans changement, l'expansion nette des terres agricoles se situera entre 120 et 500 millions d'hectares d'ici à 2050.

Le passage à des régimes plus riches en protéines dans les pays en développement et une plus grande demande de biocarburants et de biomatériaux, surtout dans les pays développés, augmentent la demande de terres.

Un niveau de consommation soutenable

Le rapport s'efforce de répondre à la question de savoir combien de terres supplémentaires peuvent encore être utilisées pour répondre à la demande croissante de biomasse alimentaire et non alimentaire, tout en maintenant à un niveau tolérable les conséquences des changements dans l'utilisation des sols (par exemple, la déforestation) ?

La hausse des revenus, associée à l'urbanisation, entraîne un changement des régimes alimentaires et augmente la demande de terres dans une telle mesure que ce changement pourrait bientôt dépasser l'accroissement de la population en tant que principal déterminant de la superficie des terres nécessaires pour la production alimentaire.

Face à ces enjeux, entre autres, le Groupe d'experts international sur la gestion durable des ressources utilise le concept d'« espace de fonctionnement sécurisé » comme point de départ pour comprendre jusqu'où l'utilisation des terres peut augmenter avant que le risque de dommages irréversibles – en particulier par la voie de l'appauvrissement de la biodiversité, du rejet de dioxyde de carbone, de la perturbation des cycles de l'eau et des nutriments et de la perte des sols fertiles – ne devienne inacceptable.

Le rapport indique que, pour atteindre l'objectif visant à freiner la perte mondiale de biodiversité d'ici à 2020, l'expansion des terres cultivées, déterminant essentiel de cette perte, devra être stoppée.

En utilisant le concept d'espace de fonctionnement sécurisé, il calcule que la superficie mondiale de terres cultivées disponible pour répondre à la demande pourrait en toute sécurité s'accroître de près de 1 640 millions d'hectares. Dans un scénario sans changement, le rapport prévient que la demande attendue de terres au niveau mondial d'ici à 2050 dépassera cet espace de fonctionnement sécurisé.

À titre d'objectif intérimaire, le rapport propose que 0,20 hectare (1 970 m2) de terres cultivées soit consacré par personne à la consommation d'ici à 2030.

Le suivi de l'utilisation des terres au niveau mondial par les pays et les régions pour couvrir leur consommation intérieure permet de déterminer la mesure dans laquelle ils sont ou non sortis de leur espace de fonctionnement sécurisé.

Pour l'Union européenne, par exemple, 0,31 hectare était requis par personne en 2007. C'est un quart de plus que la superficie disponible dans les pays de l'UE, un tiers de plus que la superficie de terres cultivées disponible par personne au niveau mondial en 2007 et sensiblement plus que l'objectif d'un espace de fonctionnement sécurisé de 0,20 par personne pour 2030.

Le rapport souligne que les problèmes auxquels le monde est confronté tiennent essentiellement à des niveaux de consommation non viables et disproportionnés, alors que, dans les pays à forte consommation, seulement quelques instruments d'action visent à lutter contre les habitudes de consommation excessive et les structures qui les encouragent.

En outre, avec une population mondiale en expansion et une tendance mondiale à l'urbanisation, jusqu'à 5 % des ressources foncières mondiales (d'environ 15 milliards d'hectares) devraient être couverts par des zones bâties d'ici à 2050.

Dans nombre de cas, les zones bâties s'étendent au détriment des terres agricoles et celles-ci s'étendent au détriment des prairies, des savanes et des forêts, notamment dans les régions tropicales.

Par ailleurs, au cours des cinq dernières décennies, le rythme moyen de la déforestation a été de 13 millions d'hectares environ par an.

Réduire la demande de terres

Si la progression du rendement agricole moyen se ralentit au niveau mondial, les possibilités d'accroître la productivité dans les régions où les rendements sont à la traîne, comme l'Afrique subsaharienne, semblent prometteuses.

Le renforcement des capacités nécessaires pour tirer parti des meilleures pratiques de gestion, l'intégration du savoir-faire scientifique et local et l'investissement dans la réhabilitation des sols dégradés offrent un fort potentiel de maximisation des rendements.

Dans les régions grandes consommatrices, une utilisation plus efficiente et équitable des produits issus de la terre est requise.

Jusqu'à 319 millions d'hectares de terres pourront être sauvés d'ici à 2050, si le monde applique un ensemble de mesures destinées à maintenir l'expansion des terres cultivées dans l'espace sécurisé de fonctionnement. Parmi ces mesures figurent les suivantes :

  • Améliorer la gestion foncière et la planification de l'utilisation des terres afin de réduire le plus possible l'expansion de zones bâties sur des sols fertiles ;
  • Investir dans la remise en état des terres dégradées ;
  • Améliorer les pratiques de production afin que l'agriculture intensive puisse se développer de manière écologiquement et socialement acceptable ;
  • Suivre l'évolution de la superficie des terres dont les pays ont besoin au niveau mondial pour faire face à la consommation totale de produits agricoles, afin de permettre des comparaisons avec la moyenne mondiale et les capacités d'approvisionnement durable et de mettre en évidence les conséquences sur les politiques sectorielles ;
  • Réduire les déchets alimentaires et passer à des régimes comportant davantage de légumes ;
  • Réduire les subventions aux cultures énergétiques – notamment en diminuant et en éliminant les quotas de biocarburants dans les pays consommateurs.

Autres conclusions du rapport

  • Plus de la moitié des engrais azotés synthétiques jamais produits ont été utilisés dans les 25 dernières années.
  • En 2005, les 10 plus grandes entreprises productrices de semences contrôlaient la moitié de toutes les ventes commerciales de semences ; les cinq premières entreprises productrices de céréales contrôlaient 75 % du marché et les 10 principaux fabricants de pesticides fournissaient 84 % des pesticides.
  • Le commerce agricole international a été multiplié par dix depuis les années 60.
  • La mondialisation du commerce agricole se caractérise par une forte concentration de la filière agroalimentaire, une hausse rapide de la part des ventes alimentaires de détail par les chaînes de supermarchés et une progression du commerce de produits alimentaires, engrais et pesticides.
  • Les prix alimentaires restent inférieurs à leur pic de 2008, mais sont plus élevés qu'avant la crise dans nombre de pays en développement.

Vers une utilisation plus durable des terres

Le rapport contient plusieurs recommandations intersectorielles qui, appliquées ensemble, pourraient contribuer à limiter l'expansion brute des terres cultivées à 8-37 % d'ici à 2050, permettant au monde de rester dans son espace de fonctionnement sécurisé. On citera notamment les suivantes :

  • Amélioration des systèmes d'information, notamment pour suivre l'utilisation des terres nationales et l'utilisation des terres à l'étranger pour la production et la consommation nationales ;
  • Planification de l'utilisation des terres pour empêcher que les terres cultivées n'empiètent sur des zones naturelles de grande valeur et faire obstacle à l'extension des zones bâties sur les sols fertiles ;
  • Harmonisation des politiques dans les domaines de la sécurité alimentaire, de l'énergie, du développement rural et de l'activité industrielle par le biais de programmes macroéconomiques pour la gestion durable des ressources ;
  • Utilisation d'instruments économiques pour générer une offre et une demande durables, par exemple une approche de l'« aide à la durabilité » pour encourager la productivité des sols à long terme ;
  • Ciblage de l'investissement public sur les besoins des petits exploitants pour améliorer la sécurité alimentaire et les conditions de vie dans les zones rurales.

Notes

  1. Le Groupe d'experts international sur la gestion durable des ressources a été créé en 2007 pour établir des évaluations scientifiques indépendantes, cohérentes et faisant autorité sur l'utilisation durable des ressources naturelles et l'impact sur l'environnement de l'utilisation des ressources tout au long de leur cycle de vie. En fournissant des informations à jour et les meilleures données scientifiques disponibles, le Groupe d'experts international contribue à une meilleure compréhension des moyens de dissocier le développement humain et la croissance économique de la dégradation de l'environnement. Les informations figurant dans les rapports qu'il établit visent à être pertinentes pour l'action des pouvoirs publics, à contribuer au cadrage des politiques et à la planification des programmes et des politiques et à permettre l'évaluation et le suivi de l'efficacité des politiques.

Réponse à un nombre d’ assertations souvent exprimés pour nier la gravité de la crise de la population

 

En grande partie cet article est emprunté d’une étude que madame Madeleine Weld a écrite pour l’organisation « Global Populations Concerns » à Ottawa en 1996. Le titre original de cet article

est : «Confronting the Population Crisis, Responses to the Twenty-one most commonly used arguments to confound the issue». Cet article-ci est une adaptation par la Stichting De Club Van Tien Miljoen (Fondation Le Club de Dix Millions) qui s’efforce d’effectuer une prise de conscience sociale sur le terrain des problèmes de la surpopulation aux Pays-Bas et à l’extérieur.

 

Introduction

Pas mal de gens n’ont pas l’idée claire des dangers qui résultent de la croissance démographique toujours continuant. Il semble que les spécialistes et les managers politiques se contredisent. Ainsi est-il que beaucoup de spécialistes sont de l’opinion qu’il y a question d’une crise démographique sérieuse.

En 1993, les représentants de 58 Académies Nationales des Sciences ont terminé une assemblée à New Delhi avec une déclaration qui incite le monde à arrêter la croissance démographique dans la période d’une seule génération.

En juin 1994, l’Académie Papale des Sciences (du reste contre la volonté du Pape) a déclaré que le contrôle des naissances sera nécessaire pour éviter des problèmes insolubles à l’avenir.

En automne 1994, à la Conférence vouée à la population mondiale au Caire la plupart des gouvernements s’étaient accordés qu’il faut réduire la croissance de la population, ce qui signifiait la reconnaissance du problème démographique.

Pourquoi prend-on si peu de mesures pour résoudre le problème si de tant de cotés les dangers d’un accroissement sont signalés ? La réponse est que d’ordinaire les décisions politiques et sociales ne sont pas basées sur les faits scientifiques. Il existe de puissantes forces religieuses, politiques et économiques qui s’opposent à toute action pour maîtriser la croissance populaire. Les adversaires d’une politique démographique se servent de toutes sortes de sophismes pour défendre leurs points de vue. Cet article-ci traitera les arguments le plus souvent entendus qui sont invoqués pour minimiser la gravité des problèmes démographiques.

 

1. L’accroissement de la population mondiale n’est plus problématique. Il est en regression et ça va continuer.

Il est vrai. Pendant les dernières trente années l’accroissement relatif est baissé de 2,2 à 1,7 % par année. Toutefois l’accroissement en nombres augmente.

Voici les chiffres des derniers deux siècles :

 

 

La population mondial

En 1800

1 milliard de personnes

En 1920

2 milliards de personnes

En 1960

3 milliards de personnes

En 1975

4 milliards de personnes

En 1987

5 milliards de personnes

En 1999

6 milliards de personnes

En 2011

7 milliards de personnes

En 2023

8 milliards de personnes

En 2040

9 milliards de personnes

 

Le temps qu’il faut pour faire augmenter la population mondiale avec 1 milliard de

personnes réduit donc toujours. Même si le nombre d’enfants par femme réduirait à brève échange, le nombre de personnes va toujours augmenter à cause de la composition de la population.

 

2. Si l’accroissement de la population mondiale était un problème réel, les gouvernements y auraient attiré l’attention beaucoup plus tôt.

La plupart des gouvernements évitent soigneusement le problème. Généralement, ils s’occupent plus des questions politiques à la petite semaine au lieu de se vouer aux sujets à long terme. Fréquemment, ils sont influencés par des forces politiques et religieuses. Les adversaires du planisme familial sont souvent beaucoup plus puissants que les partisans. Aux congrès internationaux, comme celui au Caire en 1994, on ne s’attend qu’aux paroles et pas aux actions.

 

3. La solution du problème de la démographie mondiale se trouve dans une division honnête de l’abondance.

Toute abondance est fondée sur des sources naturelles ; sans ces sources nous ne pourrions manger et boire. Les réserves naturelles qui une fois étaient abondantes, à l’heure actuelle risquent d’être épuisées à cause de l’exploitation à outrance.

Par exemple ceci est le cas dans la navigation de pêche ; les résultats en diminuent déjà depuis 1989. La pêche au cabillaud canadienne – autrefois une source de travail et de nourriture – s’est presque écroulée. Cette situation a mené à une guerre entre le Canada et l’Espagne en 1995. L’incident prouve qu’en cas de rareté le combat est plus probable qu’une division honnête des richesses.

 

Nous observons le même développement dans les pays pauvres. Ils se trouvent toujours plus dans un état de combat permanent et de désintégration sociale. Des 90 conflits armés entre les années 1989 et 1994, il n’y en avaient que 4 entre des états ; les autres 86 avaient lieu entre les frontières nationales. Ces guerres civiles officiellement attribuées aux dissensions ethniques ou religieuses, sont en réalité des conflits des sources. Au futur, l’exploitation d’eau douce aussi sera toujours plus la cause des conflits.

 

Quelques optimistes font des calculs des quantités de nourriture que la terre pourrait produire. Ils partagent le total de ces quantités par le nombre des habitants du monde pour conclure que la famine n’est plus inévitable. La situation qu’ils nous promisent ne sera jamais effectuée. Même sous les meilleures conditions le système de production et de distribution ne sera jamais tout à fait efficace. Par contre, ces systèmes sont entièrement insuffisants dans les territoires les plus pauvres ; bien souvent ils regrettent par négligeance ou par des conflits.

A cela s’ajoute que les nations riches sont toujours moins disposées à partager leur prospérité avec les pays pauvres. Ils se voient maintenant offensés par une concurrence accroissante des pays industriels en développement comme la Chine et la Thaïlande. La tendance est que la plupart des pays donateurs baissent leur assistance du développement tandis que dans les pays pauvres les besoins pressent. La pression d’une accroissement populaire rapide mènera à une situation politique instable. Alors nous apercevons une tendance toujours plus forte à l’individualisme et au nationalisme.

 

4. La solution du problème démographique se trouve dans l’amélioration du standard de vie dans le Tiers Monde.

La triste vérité est que justement l’accroissance excessive de la population bloque le développement économique et sociale. C’est pourquoi une amélioration du standard de vie reste en plan. Nous l’observons surtout en Afrique où malgré beaucoup de soutien de développement il n’y a aucune regression de l’accroissement populaire. La multiplication des écoles, des fabriques et des équipements infrastructurels – si nécessaires en rapport avec l’accroissement populaire – ne s’effectue pas. Au contraire il y a question d’une forte régression. L’agriculture et la sylviculture perdent leur capacité de production par l’érosion et le déboisement. Tout cela a eu pour l’Afrique des conséquences désastreuses pour son standard de vie. Les revenus par habitant ont été baissés de 15 % entre les années 1980 et 1992.

 

5. On ne peut s’attendre à des mesures contre l’accroissement populaire dans les pays sous-développés tant que les pays riches n’entreprennent rien contre leur surconsommation et leur pollution de l’environnement.

A l’époque, les pays industriels de l’Europe occidentale pouvaient atteindre un niveau de prospérité malgré une population dense. De ce fait on ne peut conclure qu’un même modèle de développement sera réalisable dans le Tiers Monde en total. Il faut se rendre compte du fait que l’accroissement populaire dans les pays industriels s’effectuait dans des circonstances tout à fait diverses que celles de nos jours dans le Tiers Monde. Au début de la révolution industrielle la pression de la population en Europe était fort moins pesante que dans le Tiers Monde actuel. L’augmentation de la population européenne d’autrefois allait de pair avec le progrès industriel, le projet d’une infrastructure et l’amélioration de l’enseignement. La disponibilité des matières brutes à bon marché jouait une rôle importante. Pour autant que les pays européens ne les possédaient pas eux-mêmes, ils pourraient s’en fournir par commerce ou par exploitation.

La diminution de la mortalité infantile, suite à l’amélioration des sciences médicales, fut bien vite suivie de la diminution de la limitation des naissances. Pendant des périodes de récession économique, la croissance démographique pouvait être partiellement diminuée par l’émigration en Amérique du Nord, en Amérique Latine, en Australie et en Nouvelle Zélande. Dans cette période-là, ceux-ci étaient des continents encore peu peuplés qui avaient besoin de forces humaines et qui par d’autres raisons pourraient profiter de l’immigration.

Le développement dans le Tiers Monde suivait un chemin bien différent. L’introduction de l’équipement médical moderne dans ces pays ne s’alliait pas avec les progrès techniques, sociaux et économiques. Dans ces grandes sociétés agraires il manquait une bonne infrastructure, un système industriel et une population active bien enseignée. Ceci a causé une recrudescence de la population d’une force sans précédent n’étant pas compensée par une infrastructure en développement.

De nos jours, les pays en voie de développement sont beaucoup plus peuplés que l’Europe dans les siècles avant la révolution industrielle. Le progrès de la croissance démographique s’y évolue beaucoup plus vite. La population en Europe a augmenté de 187 millions en 1800 à 400 millions en 1900. La population africaine redouble tous les 24 ans ce qui signifie une multiplication par dix-huit en 100 ans !

L’émigration des habitants des pays en voie de développement aux pays industriels riches n’est pas pour autant une solution pratique pour soulager les problèmes là-bas. La situation dans les pays d’immigration a fortement changée pendant les dernières cinquante années. L’économie y est devenue précaire, les sources naturelles y sont plus rares et le chômage a augmenté.

Généralement, le niveau de l’enseignement des nouveaux immigrés ne s’accorde pas aux besoins du pays d’immigration. C’est pourquoi la disposition d’accepter des immigrés va diminuer.

 

6. Grâce à de nouvelles technologies une population en croissance illimitée peut être abritée.

La suggestion que les développements des sciences et de la technique sont les moyens pour réaliser une existence acceptable assurée pour tout le monde, n’est pas prouvée des développements des dernières trente années. En 1968, environ 1 milliard de personnes avaient un niveau de vie acceptable et 2,5 milliards de personnes vivaient en pauvreté. En 1990 – malgré tous les développements spectaculaires – le nombre de personnes qui menaient une vie acceptable avait augmenté jusqu’à 1,2 milliards et le nombre des pauvres avait augmenté jusqu’à 4,1 milliards. Donc : le nombre des pauvres augmente beaucoup plus vite que celui des personnes qui ont une existance décente.

 

7. La solution du problème démographique se trouve dans l’éducation des femmes.

En effet, une bonne éducation mènera à des chiffres de naissance diminuants à l’avenir lointain. Mais l’éducation en soi est insuffisante parce que les femmes dans le Tiers Monde ne sont pas libres à définir le nombre d’enfants. La plupart du temps, les préservatifs ne sont pas disponibles. En plus, la femme généralement n’est pas libre à fixer elle-même le nombre d’enfants : il y a d’autres (le mari, la belle-famille, la religion) qui ont souvent leur contribution prépondérante.

 

Probablement la disposition des préservatifs mènera à une baisse rapide du nombre des naissances. A long terme de meilleures éducations pour les jeunes filles aussi auront ce résultat. Nous devons nous rendre compte du fait que les mères dans les pays pauvres sont souvent les victimes sans défence du surpeuplement. Pensons aux situations poignantes qui se produisent par manque de nourriture et de l’eau potable, spécialement en cas de guerres civiles qui souvent sont le résultat direct du surpeuplement (comme au Ruanda). Beaucoup de femmes dans le Tiers Monde souffrent d’une mauvaise santé suite à un grand nombre de grossesses et de naissances.

 

8. Un chiffre élevé de naissances est désirable dans beaucoup de pays parce que les enfants sont les fournisseurs de main d’oeuvre et une assurance pour des bâtons de vieillesse.

Dans les pauvres pays le travail des enfants est largement répandu. Les enfants garantisent un surplus aux revenus familiaux. Peu de personnes s’intéressent aux droits de ces enfants. Les enfants forment une réserve de main d’oeuvre bon marché et sont faciles à exploiter. Ceci cause toutes sortes d’exploitation. Ils font de longues journées, sont sous-alimentés et ils sont trop peu enseignés. Par conséquence, ils pourront contribuer plus tard, mal enseignés et malsains, minimalement au développement de leur pays.

 

9. Ceux qui se font des soucis de la croissance démographique, sont des racistes.

Celui qui se fait des soucis de la croissance démographique, risque d’être traité de raciste par des hétérodoxes : puisque 95 % de la croissance démographique concerne les races de couleur. Les vrais racistes n’ont cure de la faune piscicole, la production de nourriture, l’érosion et la perte de terre agricole. Les personnes soucieuses qui se font du mauvais sang basé sur une crainte scientifique ou non de l’accroissement populaire l’ont bien.

Ceux qui se font des ennuis de la croissance démografique dans les pays sous-développés généralement sont de l’opinion que les pays industrialisés sont surpeuplés. Les causes sont l’immigration et un surplus courrant de naissances depuis que le chiffre de naissances a baissé au-dessous de la valeur de remplacement de 2,1. Souvent le plaidoyer d’une halte à l’immigration mène à l’accusation de racisme parce que la plupart des immigrants sont de race de couleur. Il en résulte que la crainte d’être accusé raciste empêche beaucoup de gens de prononcer leur souci de la croissance démographique mondiale et de la maîtrise des matières brutes.

 

10. Il témoigne de l’arrogance si les pays du nord veulent faire la morale au pays du sud dans la matière des problèmes démographiques.

Beaucoup de chefs d’état des pays sous-développés rejettent chaque demande à une modération de l’accroissement de la population dans leurs pays. A courte vue, ils signalent que les relations coloniales du passé et le niveau de consommation actuel dans les pays industrialisés sont à l’origine de la misère. Entretemps, ils ferment les yeux pour les situations politiques et sociales qui dans une large mesure contribuent aux problèmes actuels. Par cela, ils gênent une solution de ces problèmes.

La situation de départ est si mauvaise qu’une amélioration des circonstances de vie est impossible si la population là-bas continue à augmenter au même rythme. Une restriction extrême des naissances n’est pas seulement importante pour le monde entier mais bien plutôt dans l’intérêt des pays concernants eux-mêmes.

 

11. Le désir d’entreprendre quelque chose contre l’ampleur de la population mondiale équivaut à prendre la place de Dieu.

Une partie des croyants chrétiens et non-chrétiens sont de l’opinion que la croissance de la population ne doit pas être considérée comme problème. Ils disent que le futur du monde est remis entre les mains de Dieu. Les actions humaines pour terminer l’accroissement de la population mondiale est pour eux une idée d’incrédulité et de péché. Une minorité de ce petit groupe de croyants est conséquente dans cette opinion. De ce groupe font partie par exemple les chrétiens réformateurs qui rejettent toutes formes de vaccination et d’assurance. La majorité de ce groupe n’est pas conséquente dans son opinion. D’une part, ils rejettent une politique démographique avec des arguments religieux et ils s’opposent à l’application des moyens de contrôle des naissances contre nature. D’autre part, ils n’ont pas de problèmes avec toute sorte de manières contre nature qui contrôlent les menaces provenant de leur entourage (l’amélioration génétique, l’engrais chimique, les pesticides, la manipulation génétique, les médicaments, la vaccination, la chirurgie, la lumière électrique, les moyens de transport modernes).

Les croyants qui s’opposent à la cession de la croissance populaire ne sont pas prêts à discerner qu’une partie de la création divine va être perdue pour la croissance populaire toujours continuante. On pourrait poser qu’ils ne font pas l’interprétation au message de soigner notre terre comme de bons trésoriers et de maintenir la création en ordre.

 

12. L’accroissement démographique dans les pays sous-développés a un effet beaucoup moins important à l’environnement que dans les pays riches parce que là-bas par habitant on a droit à beaucoup moins de sources naturelles.

Souvent les pauvres nuient sévèrement à l’environnement dans leur lutte de survie. Par exemple, quatre-vingt pour-cent du déboisement de la terre a été fait dans les pays en voie de développement comme l’Ethiopie. En 1900, 40 % de la surface de ce pays était couvert de bois ; maintenant il n’en reste que 4 %. Des terres arables ont remplacé les bois.

Cela a eu un nombre d’effets secondaires involontaires. Depuis des siècles il y avait dans les hautes terres de l’Ethiopie des terres arables bien connues de leur fertilité, grâce à la formation d’une couche supérieure de terreau par les forêts des montagnes.

Quand l’accroissement populaire exigea de nouvelles terres arables on coupait les forêts. Par suite au manque des forêts les champs perdaient leur fumage naturel et leur fertilité. En plus le bois à brûler se faisait rare. Ensuite les commerçants coupaient les forêts plus éloignées en sorte que le déboisement continuait encore plus rapidement. Par manque de bois à brûler la population allait utiliser de l’engrais et de la paille comme combustibles. Le résultat en était que la paille n’était plus utilisée pour protéger le sol contre le dessèchement et qu’il manquait de l’engrais pour améliorer la fertilité des champs.

Dans une telle situation chaque période pluviale causera une catastrophe et ainsi fut fait. En 1984, on souffrait d’une forte famine. Malgré cette catastrophe la population d’Ethiopie augmentait de 38,5 millions en 1980 à 56,7 millions en 1993. Pour les années 2010 et 2025 on s’attend à des nombres de respectivement 95 millions et 140 millions d’habitants. Même une nation comme le Canada avec ses ressources abondantes ne serait pas en état de maîtriser un tel accroissement populaire. Dans un pays pauvre comme l’Ethiopie l’accroissement populaire est la base d’une famine prochaine.

 

13. L’Inde n’est pas surpeuplé car ce pays exporte des produits alimentaires.

Il y a toujours des personnes qui prétendent que le cours des choses en Inde est une histoire de succès. Grâce à la révolution verte il y a eu la possibilité de nourrir la population croissant rapidement. Il n’y a personne qui parlera facilement d’une histoire de succès après avoir vu les grandes masses des pauvres, les mendiants présents partout et les quartiers misérables totalement croupis pendant son voyage en Inde.

En 1947, à l’heure de l’indépendance de la Grande Bretagne, l’Inde comptait environ 300 millions d’habitants. Le même territoire (qui maintenant se compose des nations l’Inde, le Pakistan et le Bangladesh) compte en total plus d’un milliard de personnes aujourd’hui.

Egalement en 1947, l’Inde était un pays pauvre, mais à cette époque-là le nombre des gens qui vivaient dans des circonstances misérables était beaucoup plus réduit que de nos jours.

Si l’Inde avait maîtrisé son accroissement démographique les circonstances seraient bien meilleures maintenant. La nation serait aussi capable de soulager la nécessité des demeures et de l’éducation ainsi que d’élargir le cadre de l’emploi. On est à peine en état de nourrir ses habitants. En outre, l’Inde dépend toujours de l’assistance des nations de l’ouest et du Japon.

 

14. La prédiction de Malthus ne s’est pas réalisée. Les réserves mondiales des alimentations suffisent pour nourrir tout le monde.

On ne peut pas dire que les faits sont comme ça. L’élargement de la production des alimentations est en retard sur l’accroissement populaire. Bien qu’il y a eu un grand nombre des cas de famine, des disettes de nourriture et des conflits de ressources jusqu’à présent il n’y a pas encore eu question de disette mondiale. Les optimistes font remarquer que dans les anciennes prédictions on n’a jamais tenu compte de l’expansion de la production des blés et de la navigation de pêche durant les dernières décades. Ces tendances ne doivent pas être prédites sans explication plus détaillée.

Mentionnons par exemple le développement de la navigation de pêche. Dans les années 70 déjà, on prévenait des dangers de la surpêche. Des méthodes perfectionnées de la pêche permettaient la compensation des suites de la surpêche depuis assez de temps. Entre 1950 et 1989, la pêche augmentait de 4 % chaque année. Après il n’y a que question d’une régression de la production de la navigation de pêche.

Il y a des indications qu’il se produit la même régression dans la production de céréales. Entre 1950 et 1984, la production céréalière augmentait de 3 % par an. Dans la période suivante, la croissance n’était que 1 % par an (sensiblement moins que la croissance démographique mondiale). Une amélioration n’est pas probable. La cultivation céréalière intensive exige beaucoup d’eau.

Dans les territoires les plus importants de la cultivation céréalière la demande de l’eau a plus ou moins atteint le maximum de ce qu’on peut extraire du point de vue hydrologique.

L’addition de plus d’engrais n’effectue guère la récolte de céréales. En plus, avec le temps l’usage intensif des engrais mènera à un déclin de la qualité terrestre.

Les territoires les plus productifs ont été cultivés depuis longtemps déjà. Il existe déjà de vastes territoires en état de déclin à cause d’érosion, de croissance de salinité ou d’autres circonstances.

Pour offrir un diète varié à chaque habitant du monde il faudra un demi hectare de terre par personne. Dans le monde entier il n’y a qu’un quart d’un hectare disponible. Si les tendances actuelles relatives à la croissance démographique se continuent il n’y aura qu’un huitième d’un hectare disponible par habitant en 2035.

 

15. Il n’est pas important que due à la croissance de la population, un grand nombre d’espèces des plantes et des animaux sont en voie de disparition.

Il y a un manque énorme de connaissance de la variété de la nature. D’après les estimations il y a 13 ou 14 millions d’espèces des plantes et des animaux dans le monde dont seulement 1,75 millions ont été identifiés et classés. Environ 30.000 espèces sont menacés par suite des actions humaines.

Il existe des personnes qui sont de l’opinion que l’extinction d’un nombre toujours croissant de systèmes écologiques n’est pas important parce que nous ne savons pas combien d’espèces il y a. En d’autres termes : le vandalisme n’est pas grave, tant que les vandales ne savent pas ce qu’ils détruisent. Une telle manière d’argumenter fait preuve d’une arrogance et de méconnaissance des droits des générations futures. Une autre préoccupation est qu’une grande partie de nos médicaments sont faits de matières brutes végétales. En exterminant des espèces qui parfois ne sont pas encore connus, nous fermons définitivement des développements futurs dans les sciences médicales et pharmaceutiques et avec cela la possibilité d’améliorer la qualité de la vie. La diversité des espèces des plantes dans les forêts équatoriales nous permet à cultiver de nouveaux espèces par hybridation des plantes agricoles existant actuellement qui sont résistants à des maladies végétales.

Pour l’humanité il est donc important de retenir les systèmes écologiques particuliers existant toujours.

 

Conclusion

Celui qui s’engage pour une population mondiale plus petite va rencontrer beaucoup d’adversaires. Souvent on fait de grandes phrases avec le mot » racisme « pour mettre dans le domaine des tabous ce sujet de l’accroissement démographique. Il est difficile à prédire quand et où l’accroissement populaire va mener à des situations désastreuses après une guerre civile comme au Ruanda. Nous n’avons pas besoin des prédictions pour étayer notre crainte. Déjà maintenant on peut constater que les actions humaines ont déjà eu des résultats irréparables. De grands territoires des forêts équatoriales ont été déboisés et beaucoup d’espèces des plantes et des animaux ont été exterminés. La qualité de l’environnement a diminuée.

Beaucoup d’hommes et de femmes politiques sont des personnes agées. Probablement, ils ne seront jamais témoins des suites de leur politique négligente. Il y va beaucoup. Il est intelligent d’observer les avertissements nombreux des hommes de science. Nos enfants et petits-enfants vont souffrir le manque de gestion énergique de nos jours. Nous serons obligés à nos enfants de placer ce sujet en haut de l’ordre du jour politique !

 

2009

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